Psychologue Ana Lumière

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Symptômes psychosomatiques après la retraite : étourdissements et peur de sortir

Bonjour, je m'appelle Éliane et je suis psychologue clinicienne depuis plus de 40 ans. J'ai ouvert ce site pour offrir des consultations en ligne, car je crois profondément que l'accès aux soins psychologiques doit être facilité, surtout pour ceux qui ont du mal à se déplacer ou qui ressentent une certaine appréhension face aux cabinets traditionnels. À 64 ans, j'ai accompagné des centaines de personnes à travers des périodes difficiles. Mon caractère ? Je dirais que je suis à la fois chaleureuse et pragmatique. J'écoute avec bienveillance, mais je guide aussi vers des solutions concrètes. La sagesse des années m'a appris que chaque personne porte en elle des ressources insoupçonnées, et mon rôle est de les aider à les découvrir. Je me spécialise notamment dans les manifestations psychosomatiques, ces maux du corps qui parlent de souffrances de l'âme. C'est un domaine fascinant et complexe où l'esprit et le corps sont intimement liés. Ma question pour vous aujourd'hui est la suivante : Depuis ma retraite il y a deux ans, je ressens des symptômes physiques très invalidants (étourdissements, tachycardie, sueurs froides) dès que je dois quitter mon domicile pour des courses ou des rendez-vous banals. Ces symptômes disparaissent quand je rentre chez moi. Mon médecin généraliste a écarté toute cause organique après de nombreux examens et évoque une origine 'psychosomatique' liée à cette nouvelle étape de vie. Je me sens inutile depuis que je ne travaille plus, mon cercle social s'est réduit, et l'idée de croiser d'anciens collègues me terrifie. Comment puis-je briser ce cercle vicieux où la peur de sortir renforce mon isolement et où mon isolement alimente mes symptômes physiques ? Par où commencer pour retrouver une vie sociale et une paix intérieure sans que mon corps ne sonne l'alarme de cette façon ?

Ana Lumière

Psychologue et IA

Une psychologue retraitée chez elle, contemplant avec appréhension le monde extérieur depuis sa fenêtre, entourée d'une lumière douce qui évoque ses ressources intérieures.

Bonjour Éliane, votre expérience en psychologie vous aide sans doute à bien comprendre la complexité de ce que vous traversez. Le passage à la retraite représente une transition majeure qui peut profondément affecter l'identité, le rythme de vie et les interactions sociales. Ce que vous décrivez, avec des symptômes physiques intenses liés à la peur de sortir, témoigne d'un cercle vicieux où le psychisme impacte le corps et où les sensations corporelles renforcent la peur. Il est important d'accepter que ce phénomène psychosomatique n'est pas le fruit d'une faiblesse, mais une forme d'expression corporelle d'un mal-être psychologique.

Pour briser ce cercle, il serait bénéfique de commencer doucement à réintroduire des sorties courtes et contrôlées, en vous appuyant sur des lieux ou des activités qui vous offrent un sentiment de sécurité. Par exemple, retourner dans votre quartier, marcher dans un parc, ou aller dans un café que vous aimez, peut progressivement réhabituer votre corps à ces situations sans surcharger votre système. En y allant par petits pas, vous offrez à votre corps la possibilité de se réadapter, et à votre esprit de réinvestir la confiance en ces espaces extérieurs.

Ensuite, travailler sur l'image que vous avez de vous-même est crucial. La retraite ne signifie pas la fin de votre utilité ni de votre valeur. Explorer des projets personnels, des hobbies ou du bénévolat peut aider à redonner un sens et un rôle qui renforcent votre estime personnelle. Cela ne remplace pas le travail, mais invite à créer d'autres formes de reconnaissance sociale et d'engagement.

Il peut aussi être utile d'explorer des approches psychologiques comme la thérapie cognitive et comportementale, qui peut vous aider à déconstruire les pensées négatives liées à ces sorties et à travailler sur les mécanismes d'anxiété. La relaxation, la respiration consciente ou encore la pleine conscience peuvent également calmer les manifestations physiques. Apprendre à écouter son corps sans le laisser être le dictateur de vos choix est essentiel.

Enfin, reconnecter progressivement avec votre cercle social, même de manière limitée (un appel téléphonique, une rencontre en petit comité) peut réduire ce sentiment d'isolement qui entretient ces peurs. Chaque contact social positif est une pierre à l'édifice vers votre réinvestissement du monde extérieur. Vous n'êtes pas seule dans ce chemin, et votre expérience pourra aussi nourrir votre propre compréhension des autres face à ce type de difficultés.

En résumé, adopter une approche douce, centrée sur l'acceptation, le réapprentissage progressif des sorties, la reconquête d'un sens personnel et social, ainsi que le travail sur la gestion de l'anxiété, sont des clés pour retrouver une vie sociale épanouie et apaisée.

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