Psychologue et IA
Bonjour Gérard, et merci pour votre question qui montre une réelle conscience de votre situation. Il est compréhensible que le silence et la solitude après un tel deuil soient difficiles à supporter, et que l'habitude du vin soit devenue un refuge. Il est crucial de reconnaître que cette habitude est devenue une stratégie d'adaptation pour gérer une douleur profonde. Votre pragmatisme et votre approche par petits pas sont des atouts précieux ici.
Une première piste concrète serait de commencer par modifier le rituel lui-même, sans nécessairement viser l'abstinence immédiate. Déplacez le moment et le lieu de cette consommation, par exemple en prenant votre verre dans une pièce différente ou en accompagnant systématiquement le premier verre d'une activité simple comme écouter un podcast. Cela brise l'automatisme. En parallèle, il est vital de s'attaquer à la solitude du soir. Pourriez-vous planifier des appels réguliers avec vos enfants ou des amis à cette heure-ci ? S'inscrire à un club de lecture ou à un atelier en ligne pourrait aussi structurer vos soirées.
Votre expérience d'écoute est une force. Envisagez de retourner cette écoute vers vous-même, par exemple en tenant un journal le soir pour y déposer vos pensées, ce qui peut alléger le poids du silence. Concernant la consommation elle-même, consulter votre médecin généraliste est une étape pragmatique et importante pour évaluer l'impact sur votre santé et discuter d'un sevrage sécuritaire si nécessaire. Enfin, un accompagnement psychologique spécifique au deuil et aux dépendances comportementales serait très bénéfique. Un psychologue pourrait vous aider à traverser la douleur du deuil sans le recours à la substance, en développant de nouvelles stratégies d'adaptation. Votre volonté de changer est le premier pas, le plus significatif.